lundi 31 mars 2008

Un Bill Gates belge ne saurait exister...

Dans une excellente interview, Geert Noels, Chief Economist bien connu de Petercam souligne à quel point le système belge freine et tend à tuer toute innovation.

Extraits (source Trends-Tendances, 27/03/2008):


"Mais je voudrais plaider pour qu'on crée une société de l'admiration plutôt qu'une société de l'envie. Au lieu d'être envieux des gens qui résussissent mieux que vous, vous feriez mieux de vous demander quelle leçon vous pouvez tirer de eur succès.
Cette discussion concernant les salaires élevés est selon moi une affaire de jalousie. C'est le rêve de beaucoup de politiciens de pouvoir un jour brandir une success story belge, du genre Microsoft. Si Bill Gates était né en Belgique, Microsoft ne serait jamais devenu ce qu'il est aujourd'hui"

Et de fait, j'ai encore aujourd'hui reçu un pamphlet sur les intérêts notionnels, sur les réductions d'impôts qui ne profitent qu'aux riches etc etc. Pourtant, nous avons déjà parlé de ces fameuses réductions d'impôts et que ça reste les revenus moyens de tranches supérieures qui tiennent le financement du système, il y en a encore pour les traiter de profiteurs. Il faut vraiment que ça cesse et que les gens comprennent que pour financer le système il faut des gens motivés. Qu'à taxer les revenus à plus de 50%, ça ôte toute motivation. Et il se trouve aussi que l'on arrive trop rapidemment à ce taux d'imposition maximum!

J'ai même lu que la taxation sur les revenus de la tranche supérieure ne dépassait pas 50%. Mais c'est oublier les additionnels communaux et autres impôts indirects!

Euromillions

Enfin... la suite :

"Pourquoi pas?

-Parce que notre culture de la jalousie rend un tel succès impossible. Imaginez que l'homme le plus riche de la terre soit un Belge! Nous trouverions cela inacceptable. Nous aurions déjà instauré une taxe spéciale Bill Gates. Et nous aurions déjà tué la poule aux oeufs d'or. Au lieu d'accepter les success stories, de les admirer voire de le prendre en exemple. Une image trop négative de la richesse peut être destructrice pour le bien être d'un pays.

Car enfin, il est quand même surprenant que tout le monde trouve normal de gagner 50Millions à l'Euromillion et anormal que quelqu'un comme Albert Frère ait réussi à créer un empire... On critiquera les salaires des dirigeants d'entreprise, qui l'air de rien, même s'ils ne sont pas fondateurs et n'ont pas pris les risques, ont quand même cravachés pour arriver à cette place. Ils ont payé un prix que peu de gens sont finalement prêt à payer. Je ne serai jamais CEO d'une entreprise du BEL20 ou du CAC40, je ne gagnerai pas les millions des leurs patrons mais voilà. Tant mieux pour eux et moi je ne me plains pas de mon sort! Et enfin, il ne faut pas oublier que ces rémunérations élevées sont limitées à ces patrons du BEL20 ou du CAC40 et que la toute grande majorité des entrepreneurs ne gagnent pas autant.

Une certitude, tout comme un gagnant de l'Euromillion, ils ne l'ont pas volé! Mais bon sang, comme ils sont jalousés! (au passage, tout comme G. Noels, je réprouve par contre les parachutes dorés. Je vais plus loin, je ne trouve pas normal qu'un patron qui demande un effort à ses salariés s'augmente son salaire dans le même temps. Là, il y a un vrai malaise!)

Etat Providence, droit acquis et société statique!
Bon ze suite...

"Nous n'avons peut être pas de Microsoft ici mais une légère tendance à
l'égalitarisme nous a néanmoins permis de bâtir des beaux Etats
Providences?"

Avant de vous mettre la réponse de Geert Noels, je voudrais souligner que l'Etat Providence semble, pour je ne sais quelle raison un droit Acquis. Quelle erreur! Il fut bâti sur un modèle qui n'existe plus aujourd'hui, un modèle ou plus d'une dizaine de personnes finançaient un inactif. Cette proportion est aujourd'hui de trois qui finance un... et bientôt il n'en restera que deux! Alors non, des droits ne sont jamais acquis, ils se méritent tous les jours!

Soulignons que la sécurité sociale fut créée après guerre. Que le système en place fut donc créé dans un référentiel particulier... référentiel qui n'existe plus aujourd'hui. Il est donc illusoire de croire que le système peut fonctionner aujourd'hui!!! Cela reflète aussi une société qui voudrait être statique, qui voudrait que rien ne change alors même que rien n'est plus pareil. A cet égard, les syndicats et leurs droits acquis, donc intangible constituent un danger pour notre société! Notre société change, nos système doivent évoluer... et innover pour que nous puissions enfin redevenir une société dynamique, donc innovante!

Egalitarisme versus élitisme?

Une deuxième chose, l'égalitarisme est la peste de notre société. Tout n'est pas égal! L'égalitarisme tel que pratiqué ici prive notre pays d'une certaine forme nécessaire d'élitisme. Il tend par ailleurs non à tirer le meilleur de chacun d'entre nous mais de diminuer les performances des meilleures pour les faire "rentrer dans le rangs".

Bon... et Geert:

"Je pense que nous sommes allés trop loin dans ce sens, que notre système a en partie un objectif caché: rendre les gens dépendants d'allocations.

-A vous entendre, on dirait que c'est un complot.

Non, ce n'est pas un complot. Mais au bout d'un certain temps, ce mécanisme générateur de dépendance s'installe d'une certaine manière. Il y a toutes sortes d'organisations qui ont intérêt à ce que les choses restent comme elles sont. Pas seulement le PS en Wallonie mais aussi les syndicats, par exemple. Une partie de ce cadre social esr naturellement absolument nécessaire et tout simplement magnifique. Mais il contient aussi une dose de paternalisme. Et une telle attitude est destructrice de talent parce qu'elle rend les gens dépendants et incapables de se tirer d'affaire eux-même."

Le changement, l'évolution, l'innovation!

Aaaah, la sacro sainte résistance au changement. Pourtant, on sait combien le système actuel atteint ses limites.

Ce fut d'ailleurs une des raisons de la création du "Fond Argenté". Garantir nos pensions dans le futur. Pour les garantir, il faut pouvoir les financer. Pour les financer, il faut des gens qui contribuent. Si on continue en permanence à faire la chasse aux revenus des entreprises et aux revenus des citoyens, il ne faut pas s'étonner qu'un jour celles-ci partent sous des cieux plus cléments. Et je pense qu'il est inutile de signaler qu'il est plus simple à monsieur Frère de partir s'installer à Genève qu'à vous ou moi... On a tout intérêt à leur permettre de s'épanouir et leur permettre de payer moins d'impôts. Dans une économie dérégularisée, à tout le moins un minimum, les entreprises peuvent éclore et créer de l'emploi.

Un emploi créé, ce sont deux chômeurs financés. Ou autant de réduction d'impôts... C'est pourquoi envers et contretout, il faut continuer à diminuer l'impôts , y compris chez les plus riches!
Pour les inciter à investir.
Pour les inciter à créer de l'emploi.
Pour un jour permettre à un Bill Gates d'éclore en Belgique!

Ce parce que la société évolue et qu'il est illusoire de croire que l'on peut maintenir la Belgique en dehors de la marche du monde! La monde, l'économie, les gens, les valeurs, la vie ne sont pas statique! On sait qu'on ne peut se reposer sur nos acquis! On sait qu'une société qui tend à l'immobilisme est une société qui meurt! Pourtant rien n'y fait, tout tend à arrêter le progrès et l'évolution dans ce pays!

Innovons dans l'égalité?

Si on veut être vraiment égalitaire, 1 euro doit être égal à 1 euro, y compris devant l'impôt! Je continue donc à revendiquer une flat tax!
Et chaque euro que l'on paie au trésor public DOIT être justifié et dépensé à bon escient!

Il nous faut un subtil mélange d'élitisme et d'égalitarisme. Il faut remettre notre pays, notre économie, nos populations en mouvement.

Montrer que si on bouge, on prend un risque. Risque bien évident d'en prendre plein les dents... mais aussi risque de réussir, avancer, donc ionnover et changer. de vivre dans un nouveau système correspondant mieux au référentiel de notre société actuelle...

Montrer surtout que si on ne bouge pas... le système ne peut que s'effondrer sur lui même... alors entre le risque de réussir et la certitude de s'écrouler... a-t-on vraiment le choix?
Il est temps que de véritable hommes d'Etat de dimension européenne émèrgent pour nous permettre de retrouver une croissance créatrice et créative.

mercredi 26 mars 2008

A armes égales...

... les plus attentifs d'entre vous auront remarqué une nouvelle bannière sur la droite de l'écran...





Une petite bannière concernant les JO de Pekin. C'est la bannière de RSF, Reporter Sans Frontières, qui appelle au boycott des JO.

Je ne suis pas pour ce boycott en tant que tel, mais je soutiens quand même leur combat contre une nation qui ne respecte ni les droits de l'homme, ni la planète, ni ses partenaires...
Je veux donc tout de même éclairer ma position sur le sujet.. d'où le présent petit article.

Low Cost, Dumping Social, Ecologie, Droit de l'Homme

On nous parle donc de boycotter les JO de Pekin. Je ne pense pas que ce soit une solution si elle est appliquée juste pour les JO. Cette simple action mettrait un peu de lumière sur la situation en Chine... enfin, juste un peu plus de lumière car tout le monde connaît déjà la situation.

Le pouvoir d'achat...

Nos dirigeants, et Nicolas Sarkozy en tête (je parle de lui parce qu'il a agité la menace et qu'on sait qu'il ne l'appliquera pas.. politique spectable s'il en est), n'ont qu'un mot à la bouche ... et ce n'est pas droit de l'homme. Ces mots que chaque jour nous entendons sont : "POUVOIR D'ACHAT"...

Or, garantir le pouvoir d'achat des plus faibles passe aujourd'hui par des commandes à la Chine...
La Chine, de par ses conditions désastreuses de travail, sa relativement faible qualité de produits et par un dumping social peut évidemment garantir des prix ultra bas et super compétitifs par rapport à nos sociétés européennes.

Ce phénomène Low Cost, je l'ai déjà dénoncé dans le passé. Le Low-Cost tue nos sociétés à petit feu et amène à la paupérisation de nos économies.

Donc, il faut étudier des propositions alternatives pour garantir et améliorer le pouvoir d'achat de nos travailleurs tout en tentant de ne pas pénaliser les travailleurs chinois. Car je me ferai une bien mauvaise image de moi si pour mettre un concitoyen au travail je mettais dix chinois à la rue...

L'équation c'est donc : plus de pouvoir d'achat, de meilleures conditions de travail, des droits de l'homme respectés et une planète en bonne santé.

Améliorons les règles du jeu

Je critique peut être, mais je ne veux pas me limiter à cela, voici une proposition concrète.

Pour réussir ce pari et respecter les promesses politique qui ont été faites, on peut combiner plusieurs choses. Car à quoi bon améliorer la condition des êtres humains si c'est pour brûler la planète et nous condamner quand même? Il faut, je pense coordonner les différentes actiosn de manière simultané:

1. Recreer une industrie européenne

Ceci permet la mise au travail, à de bonnes conditions de nos chômeurs, allocataires sociaux et l'améliorations des revenus de ceux qui travaillent déjà.
Concrètement, cela signifie recréer des industries chez nous...

2. Règles de commerces vers l'Europe

Taxer les produits sur lesquels un dumping social, écologique ou droit de l'hommiste existe pour obliger les producteurs peu scrupuleux de respecter une certaine norme.

Ce n'est pas un boycott, c'est dire :
"vous avez droit à votre système de valeur et votre culture mais nous avons le notre.
Si vous voulez commercer avec nous, vous commercerez selon nos normes. Faites ce que vous voulez dans votre commerce intérieur (en sachant qu'on assistera d'office à une contamination des "good practices", on ne se permet pas d'y regarder mais... si vous voulez nous vendre vos produits, ils doivent :

  • respecter un droit social des travailleurs
  • respecter des normes écologiques
  • respecter les droits de l'homme.

Avouez.. c'est tellement simple que s'en est con... pourtant face à tous les Wall Mart du monde, cette simple charte permettrait que l'on se fasse du commerce et concurrence A ARMES EGALES.

De plus, nous pourrons alors parler des droits de l'homme plutot que de vendre nos droits de l'homme. On se fera concurrence sur l'innovation et non plus sur le salaire des travailleurs et sur les délocallisations (qui ne rapportent pas tant que ça soit dit en passant)

Bien sur, l'OMC parlera de barrière au commerce, de restrictions sur la mobilité des biens services etc... Et? Et il est temps qu'on change un peu les règle du jeu. Je suis libéral mais pour moi, le libéralisme est et doit être au service de l'homme et non de l'économie. Mon libéralisme est social. (pourquoi libéral-social et pas socialo-libéral? Juste parce que je pense qu'avant de redistribuer de manière non execive et correcte, il faut que la richesse soit créée, que pour cela, les entreprenants et les travailleurs méritent d'être récompensé. La distribution doit palier à des accidents et non etre de l'assistanat)

Sur la durée...

Bien sur, on risque de leur vendre moins d'Airbus... c'est certain.
Mais si on regarde à long terme, ce sera payant pour tout le monde, pour eux comme pour nous.
Car à leur revendre nos airbus en acceptant les transfert de technologie, on est en train de se tirer une balle dans le pied pour dans 20 ans. Que croyez vous? Dans 20 ans, ils nous vendront des Airbus Low Cost... alors si on veut conserver notre industries et leur permettre de développer la leur ... et jouer ensemble à armes égales... on doit changer les règles du jeu.

En établissant ces nouvelles règles, on améliore:

  • le sort des travailleurs chinois (et autres pays assimilés)
  • le sort de nos travailleurs (car nos produits incluent déjà toutes ces normes ce qui les rends bien sur moins compétitifs)
  • le sort de la planète.

Alors le boycott des JO non, mais dresser un plan Européen pour lutter pour les Droits de l'Homme en Chine (et ailleurs of course), et contribuer aussi au developpement durable de nos civilisation: OUI.

Je laisse néanmoins cette bannière car elle éclaire sur la situation en Chine. Les JO servent de caisse de résonnance mais nous ne pouvons pas nous limiter à cet événement qui ne durera jamais qu'un mois.

lundi 24 mars 2008

De la rationalité? Le monde bancaire l'a totalement perdue

... lu ce soir :

JP Morgan quintuple son offre sur Bear Stearns
La banque américaine JPMorgan Chase a décidé de quintupler le montant de son offre d'achat de sa consoeur Bear Stearns, pour la porter à 10 dollars par action,
payable en titres.

Il y a 8 jours, devant l'accentuation des problèmes de liquidités de Bear Stearns, JP Morgan avait annoncé un accord pour racheter la banque à 2 dollars par action. Un prix depuis critiqué par certains actionnaires de Bear Stearns qui le jugeaient insuffisant. (source: L'Echo de la Bourse)

Je vous avoue être épaté de voir aà quel point les banquiers sont occupés à décribiliser eux-même leur métier. Mais ils sont complètement paumé ces gars là ou quoi?

La désastreuse image des banques en 2008

Ils sont en train de montrer à monsieur et madame Tout-le-Monde que leur métier c'est de la "divination". Rien n'est moins vrai bien sur mais l'image qu'ils en donnent ces derniers temps c'est:

  • des entreprises sans scrupules qui prêtent à des gens incapables de rembourser, elles le savent à la base et n'attendent que de revendre leurs biens pour faire du bénéfice. Accessoirement bien sur, on vire les gens de chez eux... Pas de bol, il y eut tellement de défaut de paiement que la mise sur le marché de tous ces logements à fait s'effondrer le marché...
  • des entreprises qui ne contrôlent soi-disant rien. On laisse un trader junior prendre des positions pour un montant équivalent à la valorisation de la banque... Suite à ça cette valorisation est divisée par deux et la banque accuse un trou de 5 milliards d'euro...
  • demander aux ens de mettre leur argent chez eux et le rémunérer à un taux inférieur au taux d'inflation de telle sorte que, en épargnant, vous perdez de l'argent!
  • une créativité débridée pour opacifier le niveau de risque par le biais de véhicules financiers complexes et non maîtrisables : en Français ça donne : ils achètent des chats dans des sacs... et en quantique vous rajouterez qu'ils ne savent si le chat en question est vivant ou mort
  • l'oubli du principe de base que tout enfant de 5 ans connaît: rendement élévé induit risque élevé. Ils semblent avoir cru, comme avec les valeurs internet en 2000, qu'on pouvait avoir un haut rendement sans prendre de risque aucun...

Et là... là ils nous disent... bon on rachète cette banque pour le montant x... et quelques jours plus tard, oh... finalement, on va payer cinq fois ce prix... Est ce bien sérieux? Pour ma part, je serais actionnaire d'une telle banque, je vends tout de suite!

Leçon de 3ème année en Science de Gestion

Car enfin, tout étudiant en sciences financières sait qu'il y a, en gros, 4-5 façons de calculer le prix d'une entreprise:

1. la valeur comptable
2. la valorisation boursière
3. la méthode Actuarielle et ses trois variantes:

  • soit par la méthode Gordon Shapiro
  • le modèle de Bates
  • la méthode DCF (actualisation des free cash flow)

4. la méthode comparative

  • comparaison des PER de sociétés comparables
  • ratio capitalisation sur dividendes
  • PBR (price to book ratio)
  • PSR (price to sale ratio

Ces méthodes peuvent effectivement donner des montant très différents et même éventuellement du simple au quintuple si pas plus. Imaginer simplement une société générant d'immenses cash flow mais ayant un total bilan assez réduit... ou simplement ayant amorti tous ses batiments.

De l'incapacité à retrouver un modèle

Mais tout de même... venant de la part d'une banque évaluant un autre banque, le signal est clair:

  • Soit ils ont flairé le bon coup et ont tenté de faire avaler une grosse couleuvre aux actionnaires, étant aidés en cela par les difficulté de Bear Sterns dans la crise des subprimes
  • Soit, et c'est ce que je crains, ils n'ont plus la moindre idée des risques cachés dans la banque, de la façon de l'évaluer, etc... tout comme il est probable qu'il n'ont même pas été capables de de chiffrer le montant des CDO qu'ils ont achetés ni des subprimes mortgages encore engagé dan scertains véhicules.

En un mot comme en cent, ils ne parviennent plus à trouver un modèle de valorisation valable, aucun ne tenant compte de risques hors bilan... Car c'est bien là le piège de cette crise, réussir aujourd'hui à remonter au bilan ce qui en a été sorti par le biais de l'ingéniérie financière.

Ce signal est probablement le signal le plus inquiétant depuis le début de la crise: les banques sont aujourd'hui incapable d'encore déterminer leur valeur ou celle de leur concurrente.

Déjà que... pour rappel, je suis totalement opposé à toutes ses méga fusion bancaire non maitrisée à ce jour. Aucune n'a pu faire la preuve d'une quelconque création de valeur depuis 10 ans...

Méfiez vos donc des valeurs bancaires pendant encore un an et demi deux ans, le temps que tous les risques hors bilan aient été identifié... et la seule façon pour celà aujourd'hui est d'attendre les défauts de paiement.

Good night... & good luck.

jeudi 20 mars 2008

Intéressez vous à la politique qu'ils disaient...

Un très court coup de gueule ce matin...

Vous avez vu la composition du gouvernement?
Vous avez entendu les noms?

Restez chez vous!

Il faut cesser de parler au citoyen "d'égalité des chances", de se mêler de faire de la politique, de s'impliquer etc...

Le seule chose qu'on vous demandera sera de coller des affiches, distribuer des tracts et servir de faire valoir.

Les postes sont "réservés" à:
-des fils de... (Charles, Melchior, ... manque plus que Balthazar...)
-des FC ou BV (francophones connus ou bekende vlamingen comme Anne Delvaux dont le nom est cité comme secrétaire d'état...)
-les potes du parti (jamais élu, pas d'expérience politique mais nommés ministres... Paul Magnette par exemple)

Vous, le citoyen, compétent peut être (c'est pas obligatoire hein!) qui vous impliquez à tout niveau des vos partis respectifs ne pourrez jamais mettre en pratique vos idées, ne pourrez jamais tenter de changer les choses. Vous n'êtes qu'un pion qui est présent pour valider les choix établis par les caciques des partis.

Tout le monde sait qu'il y a moyen d'être élu d'office... suffit d'être à la bonne place sur la liste. Démocratique...

Et là, je ne vous parle que de mon énorme ras le bol au niveau fédéral...
Les gouvernements communautaires et régionaux, c'est encore pire. Je vous parle même pas des communes qui deviennent de véritables fiefs légués de père en fils tels des châtelains.

Mêlez-vous de la politique? Démocratique? NON! Vous êtes obligés de voter pour des noms sur des listes que vous n'avez pas composées. Cette composition est effectuée par les barons des partis!

La loi du nombre...

Autre fâcherie: Il a fallu faire plaisir à tout le monde.

Résultat? Vous avez vu l'inflation de secrétaires d'Etat? On a aujourd'hui en Belgique 56 Ministres & Secrétaires d'Etat tous échelons confondu!
Cela impliquerait par exemple que la France soit gouvernée par 330 ministres et secrétaires d'Etat!
Ou les USA par... 1232 ministres & secrétaires d'Etat.

Si encore l'administration suivait comme aux Pays Bas...
Mais non... ici, en Belgique, chaque ministre et secrétaire d'Etat dispose d'un Cabinet... des collaborateurs qu'il désignent lui même et qui ne ressortent d'aucune administration!
Aux Pays bas, le seul employé d'un ministre, c'est son chauffeur! Pour le reste, l'administration ne change pas et sert fidèlement le ministre quelque soit sa couleur!

282 jours pour... ça?

Je vous passe encore mes pensées profondes concernant les alliances contre natures...

Les déclarations stupides et inintéressantes, style : TOUS les partis crient victoire car "85 à 90% de leur programme est repris dans l'accord de gouvernement!"
QUOI?
Vous avez mis 282 jours pour vous mettre d'accord sur un programme qui est au final commun à 85% pour tout le monde? Mais quand des partis retrouvent 70% de leur programme c'est déjà la fête!
Et ici, alors que 85% des programmes seraient communs, vous mettez 282 jours pour... c'est honteux et lamentable. On nous prends vraiment pour des abrutis dans ce pays!

Autre déclaration : "cet accord est extrêmement précis..."
Rien de plus faux!!! C'est vague, c'est non chiffré, aucun engagement ferme!

Bref.. n'espérons rien de ce gouvernement et de la pseudo démocratie dans laquelle nous vivons. Il n'y a rien d'encore vraiment démocratique dans ce pays...

Bravo à tous les gens qui parviennent encore à y croire et qui ont encore le courage de s'investir dans les partis politiques.

mardi 18 mars 2008

Taxes, Impôts & Solidarité...

Dans la Libre Belgique, un journaliste se targue d'expliquer que la progressivité de l'impôt, c'est de la solidarité...

(...)Certes. La base du système d'imposition des particuliers (personnes physiques), c'est la progressivité de l'impôt. La loi fiscale belge participe à la redistribution des richesses entre les personnes les plus aisées et les gens les plus pauvres. On applique le taux de taxation le plus bas aux faibles revenus.

Ainsi, celui qui gagne 7 500 € net par an ne paiera "que" 25 pc de cette somme au fisc (infographie). Ensuite, le taux de taxation augmente progressivement (d'où le nom d'"impôt progressif"). Par exemple, celui qui gagne 15 000 € net par an paiera 25 pc de taxe sur les 7 560 premiers euros, 30 pc sur 3 200 € (10 760 € - 7 560 €) et 40 pc sur les 4 240 € restants (15 000 € - 10 760 €). Celui qui gagne plus de 32 860 € voit donc une partie de ses revenus taxés à hauteur de 50 pc. Mais, pour rester équitable, la loi continue à soumettre les tranches inférieures de son revenu aux autres taux (25, 30, 40 et 45 pc).
Enfin, il existe un abattement à la base, la quotité exemptée d'impôt. Tout le monde en profite. Mais évidemment, l'avantage est proportionnellement plus important pour les bas revenus.

Complexe ? Oui, mais si tout le monde payait un impôt unique au taux de 40 pc, au revoir la solidarité entre riches et pauvres...

Equitables?

Je crois rêver : si tout le monde payait un impôt unique au taux de 40 pc, au revoir la solidarité entre riches et pauvres.

Il faudra quand même expliquer à Monsieur Galloy que le principe d'égalité du citoyen est régi dans la loi. Je ne vois pas ce qu'il y a "d'équitable" à taxer plus les gens qui gagnent plus! Au passage, 40%, c'est déjà un taux des plus prohibitif et qui ne peut se justifier par la solidarité et les pitoyables services que nous recevons de l'Etat!

Mes faibles notions en mathématique me démontrent que si on taxe deux revenus différents à un même taux, la valeur absolue que l'on retirera du haut revenu sera plus élevée que celle que l'on retirera du bas revenu!

Car enfin, quelle équité y a-t-il a taxer plus quelqu'un qui
  • potentiellement a pris plus de risque (je pense aux entrepreneurs). Or, ils ont prouvé qu'ils sont prêt à investir l'argent disponible dans une entreprise et donc à générer de l'activité et de l'emploi! Diminuer leur revenu disponible c'est aussi s'attaquer à l'activité économique;
  • travaille plus (voir niveau de taxation des heures supplémentaires);
  • a fait un bon travail et s'en voit récompenser (bonus imposé à ... 60%!!!)

Non Monsieur Galloy, une flat tax renforcerait au contraire la solidarité entee les riches et les pauvres! Imaginons un taux de taxation de 25...non, soyons fou 30% (voilà donc un impôt qui me semble équitable...). Celui qui gagne 100€ paiera 30€, celui qui en gagne 1000 en paiera 300, soit dix fois plus. Si on applique le système actuel, celui qui gagne 100€ paierait 10€ celui qui en gagne 1000 finirait par en payer 480€ soit un rapport de 48! Equitable?

Tout comme il n'est que naturel que les plus hauts revenus bénéficient de la plus forte baisse d'impôts étant donné qu'ils sont les plus taxés! (voir à ce sujet la Parabole de la Réduction d'Impôts). A entendre les socialistes, il faudrait que les gens qui ne paient pas d'impôts bénéficient aussi de la réduction, donc bénéficient d'un impôt négatif! Quoique.. et pourquoi pas... il suffit de fixer un niveau minimum de revenu, celui qui ne le perçoit pas reçoit une allocation complétant ce reveu minimum...

Effets pervers de l'impôts progressif

Aussi bien intentionné soit le législateur, ce type de mesures (d'autant plus courant que l'on cherche à se prémunir des duretés de l'imposition progressive à taux croissant) finit toujours par être à l'avantage non pas du pauvre et du méritant, mais du riche et de l'astucieux. On remarque que ce sytème tend à ponctionner la classe moyenne plutôt que la population dans son ensemble! Les moins nantis ne paient pas, les plus nantis utilisent les niches fiscales, reste la classe moyenne...

La "fonction redistributive" dont se gargarisent les tenants d'une imposition progressive toujours croissante, ce n'est pas par la fiscalité (dont l'objectif doit être de financer l'action des collectivités) mais au travers des politiques publiques qu'elle peut et doit s'exercer: ce sont elles dont bénéficient en priorité des destinataires précis, elles peuvent d'ailleurs comprendre des mécanismes de subventions qui sont bien plus efficaces.

Flat Tax : les Avantages

  1. le revenu disponible augmente, ce qui permet de dépenser plus. Qui dit dépenser plus dit argent dans les caisses de l'Etat par le biais des taxes à la consommations (TVA, Accises etc)
  2. on incite les gens à gagner plus! En effet, le revenu marginal de la dernière heure prestée reste identique. Un excellent contre-exemple est la Suède ou les médecins travaillent deux à trois jours par semaine et qui se trouve en situation de pénurie de médecin! Mais pour un médecin, travailler 5 jours ou 2 jours génère le même revenu. Le coût marginal des dernières heures prestées est beaucoup trop élevé
  3. en diminuant la pression fiscale sur les hauts revenus, on diminue l'évasion fiscale (ou l'emprunt de la voie la moins taxable)
  4. diminuer la pression fiscale doit aller de pair avec la disparition des niches fiscales et le systèmes des autres qualifications différenciées du revenu selon sa provenance. (soit des taux différenciés selon que le revenu soit mobilier, immobilier, du travil etc)
  5. la simplification fiscale entraînerait une meilleure perception de l'impôt :
  • ré-allocation des fonctionnaires à des contrôles mieux ciblé car plus facile
  • diminution du nombre de fonctionnaires fiscalistes, le contrôle étant plus simple, il peut être informatisé avec un risque d'erreur moindre
  • l'impôt étant plus bas et plus simple, il faut tout autant diminuer les possibilités de déductions "fictives"
  • un impôt juste est un impôt qu'on paie

De même, les taux de croissance des pays (majoritairement les pays de l'est) ayant adopté la flatx tax est assez flagrant!

Le Temps , journal suisse bien connu publiait ceci :

Sur le plan macro-économique, les avantages de la flat tax sont évidents dans les pays qui l'ont tenté. Ainsi, la Russie qui l'a imposée en 2001 (taux de 13%), a vu ses impôts augmenter de 21 et 28% dans les deux années qui ont suivi son adoption. C'est un excellent moyen d'éviter l'évasion fiscale qui devient très sensible dès que les taxes dépassent les 40% du revenu et un bon moyen d'assurer à l'Etat des revenus stables (la masse fiscale perçue suit directement l'augmentation des revenus réels).

La flat tax crée un cercle vertueux sur le plan économique: les riches ne sont plus dissuadés de s'enrichir et les plus pauvres ne risquent pas de subir une taxation plus forte chaque fois qu'ils grimpent dans l'échelle sociale.

Pour la classe moyenne, les avantages sont moins évidents. Si la flat tax est évidemment un instrument pour dissuader l'Etat de grossir plus vite que les revenus de ses contribuables, elle se double généralement d'un impôt de consommation (TVA).

Afin de maintenir un système de répartition de la richesse, ses partisans préconisent d'introduire le principe de l'impôt négatif (un revenu est accordé à tout contribuable dont les moyens de subsistance sont inférieurs au niveau à partir duquel est perçu l'impôt). C'est clairement un mécanisme qui appartient aux tenants de l'économie de l'offre (favoriser la création de richesses) par opposition aux partisans d'un Etat redistributeur qui arrose souvent à l'aveugle.

La Solidarité? Par la consommation!

La solidarité actuellement reste un prétexte pour financer les dettes abyssales de notre état, financer un corps de fonctionnaire pléthorique (en Wallonie, les fonctionnaires représentent quand même plus de 25% de la population active!) et un taux d'emploi (61% !) tout a fait scandaleux et indigne d'un pays développé!

Les tenants de l'impôt progressif souligneront que le système flat est inéquitable; pourtant non... si on relit l'article suisse, on retrouve : introduire le principe de l'impôt négatif (un revenu est accordé à tout contribuable dont les moyens de subsistance sont inférieurs au niveau à partir duquel est perçu l'impôt.

Si ça ce n'est pas un vrai système solidaire, garantissant à chacun un revenu minimum (avec des garde-fous bien sur, il faut éviter que le système soit détourné à des fins frauduleuses!).

Gardons ce qui s'appelle les taxes d'incitation, par exemple

  • l'impôt sur les voitures pour réduire la pollution
  • ou encore la taxe sur les sacs poubelles qui permet de payer pour vous débarrasser de vos déchets.

Un impôt unique sur tout ce qui s'achète et se vend aurait plusieurs avantages.

  • Premièrement, plus vous consommez, plus vous payez, normal.
  • Une taxe différenciée sur les produits de luxe et les produits de base permettrait de maintenir une certaine égalité entre contributeurs.
  • Ensuite l'Etat aura beaucoup plus de facilité à collecter l'impôt puisque se seront les entreprises qui retiendraient une TVA comme aujourd'hui. Plus besoin de surveiller les particuliers et les entreprises.
  • Plus de dissimulation au fisc possible puisque vous payez lorsque vous achetez. Ensuite il est certainement plus facile de surveiller les flux d'argents des entreprises qui ont une existence légale.
  • Finalement, habitants, citoyens, touristes, tous les utilisateurs de l'infrastructure de l'Etat payent pour ce qu'ils utilisent.

Il est donc temps de se débarasser de ce système opaque et archaïque tel qu'il existe aujourd'hui. On ne sait plus qui paie quoi, on ne sait plus à quoi ça sert, et quand on fait des calculs prévisionnels, on se plante de 800 millions sur les recettes de l'Etat.

Un seul mot d'ordre : simplification et flat tax!

Travailler beaucoup devient rentable, car sur chaque Euro gagné l'Etat prend la même part. Les riches payent plus que les pauvres, mais proportionnellement plus et non exponentiellement plus.

lundi 17 mars 2008

Blog non-parisien...

Et oui...
Vous avez peut être vu surgir la petite banière sur la droite...
"Mon Blog n'est pas né à Paris mais j'assume"...

Merci à Anaïs pour la création de la banière...et accessoirement pour son blog qui me ravit tous les jours... rien à voir avec mes râleries politico-économico-socio-culturo-financières.

C'est simple, c'est frais, c'est agréable à lire, ça change les idées et ça rend le sourire.

Pour en revenir à la banière, yes triple yes...
Je ne suis pas Français... ni Allemand, Anglais, Russe ou ce que vous voulez... Je suis Belge, j'en suis fier.

On ne s'imagine même pas notre chance:

  • on n'a pas du choisir entre Nicolas et Ségolène
  • ni entre Jacques et Jean-Marie... (c'était plus facile mais pas plus sain pour autant)
  • on est multi-culturel et pas chauvin
  • notre statut ne dépend pas de notre diplôme, nouvelle forme de noblesse après la révolution française. Chez nous, on peut encore commencer en bas de l'échelle et finir PDG!
  • la patrie des "Droits de l'Homme" qui célébrait 1789 avec faste a oublié qu'à 1789 ont succédé Terreur, Commune et autres atrocités guillotinesques.
  • nos dirigeants d'entreprise sont appréciés à l'étranger pour leur capacité à gérer efficacement, négocier, gérer les crises, agir avec bon sens plutôt que sur base de la théorie apprise à l'ENA
  • nous, on a des frites, des vraies, de celles qu'on cuit en deux fois!
  • on est généralement modeste (je veux dire en comparaison hein)
  • comme on n'a plus d'industrie nationale, ou si peu, on n'est pas chauvin et on est plus impartial
  • si, au Nord, "bien" rime avec "pas cher" et au sud "bien" rime avec "qualité donc cher", le Belge reste le maître achat en terme "qualité prix"
  • notre "modestie" naturelle, nos habitudes de traiter tant avec la culture germanique que latine font de nous interlocuteurs appréciés qui manoeuvrent en douceur en ménageant toutes les susceptiblités (aaaah, le compromis à la Belge)... et en plus on est polyglotte!
  • le moule frite... ben c'est quand même de par chez nous...
  • l'américain frite aussi non? (hein? ah, le Steak Tartare, pardon)
  • les Français paradoxalement adorent les blagues belges... bon d'accord, ce sont les seules qu'ils comprennent aussi...
  • last but not least... on a le taux d'imposition du travail, de coût du travail le plus élevé au monde... je n'en suis pas fier... par contre, l'avantage est que nous sommes aussi parmi les plus productifs au monde!
  • les intérêts notionnels? Vous connaissez?
  • ah oui, et on serait aussi champion toute catégorie en fraude fiscale! (aaaah, enfin un acte citoyen!)

Allez... c'est juste pour rire, je suis pas chauvin pour un balle... mais je suis quand même fier de ma culture... puis j'ai trouvé l'idée sympa.
Le modèle centralisateur Jacobin français est totalement dépassé dans notre monde globalisé. Le centre, la vie, l'économie, c'est plus la capitale... c'est partout...

jeudi 13 mars 2008

Syndicats... et pourquoi?

Aujourd'hui, suite à la révélation que la x-ème grève à la SNCB n'est pas justifiée, j'ai juste envie d'exprimer mon ras-le-bol par rapport à des syndicats qui se trompent complètement de combat!

La grève du 10 mars...

La grève du 10 mars a été déclenchée au motif qu'un acompagnateur s'était fait agressé par un voyageur, et que, en sus, la police avait menotté l'accompagnateur! Un vrai scandale, la victime se fait arrêter.

Depuis lundi, j'ai retrouvé divers témoignages sur le net qui exprimaient le contraire. Le net n'étant pas une source officielle, je me suis gardé de commenter ou de mettre quiconque en cause. Néanmoins, aujourd'hui, il apparait que l'agresseur n'est pas celui qu'on croit... Et que les syndicats n'ont rien fait pour éviter une grève sauvage défendant une fois de plus l'indéfendable!

Selon le parquet de Bruxelles, c’est bien le contrôleur qui aurait porté des coups au voyageur sous les yeux des policiers. Et non l’inverse. Ce qui lui aurait valu d’être menotté et embarqué par les forces de l’ordre.

Et, selon le quotidien La Dernière Heure de ce jeudi, les syndicats le savaient. Ils auraient été avertis à temps de ce qui s’était réellement passé, mais ils n’auraient cependant pas empêché le mouvement de grogne.

Une information que les syndicats contestent. Selon eux, ils ne disposaient pas de toutes les informations concernant cet incident au moment du déclenchement spontané de la grève.
Officiellement, les accompagnateurs de train avaient décidé de partir en grève suite à "l'agression" dont avait été victime un de leurs collègues vendredi dernier en gare de Bruxelles-Central.

La police est effectivement arrivée sur place vraisemblablement suite à une altercation entre le voyageur et l'accompagnateur de train. La police a immobilisé le jeune voyageur dans un local du chef de quai.

Un violent coup de poing au visage du jeune voyageur

L'accompagnateur s'est ensuite précipité à l'intérieur du local pour asséner un violent coup de poing au visage du jeune et également lui administrer un coup de pied dans le bas-ventre, précise le parquet de Bruxelles.

"C'est donc bien l'accompagnateur que les policiers ont dû maîtriser, menotter et maintenir avec la tête contre le muret du local", ajoute Jos Colpin, porte-parole du parquet de Bruxelles.
L'accompagnateur à charge duquel un procès verbal avait été dressé, a été relaxé par la suite et a livré sa version aux syndicats.

Mais la police fédérale qui avait eu vent des menaces de grève prévues pour lundi matin, a fait connaître l'exacte version aux syndicats concernés qui décidaient de tout de même maintenir la grève, ajoute La Dernière Heure.

Plusieurs dépôts wallons et bruxellois avaient participé au mouvement, engendrant une forte perturbation sur le rail belge lundi dernier.

En Règle Générale: "l'Insécurité"

La plupart du temps, en Wallonie, les grèves sont déclenchées dans les TEC ou la SNCB... Nos transports en commun, à les entendre, sont de véritables coupe gorges. L'équivalent de fourgons pénitenciaires non sécurisés ne transportant à priori que des délinquants en puissance, des criminels de grande envergure sans foi ni loi.
Les TEC et la SNCB sont le nouveau Far West des désespérados modernes! Le bus se veut la nouvelle diligence que des hors la loi sans scrupules vont braquer à qui mieux mieux!

Ceci justifiant bien sur la moyenne de 2 grèves par semaine dans l'un ou l'autre de ces modes de transport. Et pourtant...

Manipulation journalistique et syndicale

Et pourtant donc, la Wallonie des transport en commun est une des plus sûre d'Europe!
1 agression par million de voyageurs (ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, ça reste l'agression de trop!)!

La moyenne européenne s'établit, elle, à 3 par million! Et pourtant eux ne font pas grève toutes les semaines!

Qui donc entretien ce sentiment d'insécurité? D'après le dossier de Vers L'Avenir ce sentiment est le fruit des médias qui donnent un grand retentissement à toute affaire. Ajoutons à cela, que la médiatisation est encore plus grande quand automatiquement, ue grève survient et pénalise tout une population laborieuse!

Car les premiers touchés sont les gens qui financent ces mêmes transports en commun!!! Les plus faibles, les moins nantis ou les écolos qui ont décidé (ou sont forcés) de prendre les transport en commun.

Nous avions déjà entendu des motifs de grève futile :
  • le bus est sale, je le conduits pas. Ben si... vous allez le conduire. QUOI? Ok, on part tous en grève
  • y a pas de radio dans mon bus...
  • on a viré un permanent syndical qui vole mais on ne nous a pas prévenu...

Et aujourdh'ui, le summum... on empêche les accompagnateurs de train d'agresser les voyageurs... C'est le monde à l'envers.

Nuances

Je reste convaincu, tout libéral que je suis, de l'utilité des syndicats! Mais il faut que, comme le parti socialiste d'ailleurs, qu'il se refondent!

Nous ne sommes plus au temps des mines et de Quaregnon! Je pense sincèrement qu'ils peuvent (et qu'ils ont dans certains cas) une influence positive en terme de responsablité sociale des entreprises; Qu'ils sont des partenaires permettant au patronat de prendre le poul de la base, qu'il peuvent même aider dans la gestion. Mais il faut vraiment qu'ils se remettent en question, qu'ils trouvent d'autres méthodes, de nouvelles idées et intègrent le monde tel qu'il est et tels qu'il évolue.

Bonne journée.

mardi 11 mars 2008

La Taxation des non-profits

Encore une innovation venue des USA dont on espère qu'elle ne sera jamais copiée en Belgique.

Selon le think tank libertarien "Reason", l'état d'Alaska se prépare à poursuivre la compagnie pétrolière BP pour que celle ci paie les taxes qu'elle aurait payées si sa production de pétrole n'avait été entravée en 2006 par un accident sur son champ d'exploitation.

Autrement dit, l'état d'Alaska voudrait que BP paie l'impôt sur les bénéfices qu'elle n'a pas faits*. Décidément, les états ne reculent devant aucune bassesse pour s'approprier l'argent gagné par ceux qui entreprennent.

Chez nous, certains demandent une taxation "exceptionnelle" des super-profits des compagnies pétrolières. La bas, ils ont visiblement franchi une nouvelle étape conceptuelle: instaurer une taxation des "Super-non-profits" de ces mêmes compagnies.
A quand une taxe sur la non-valeur ajoutée, et un impôt sur la non-fortune, ou les non-revenus ?

Sûr qu'en Belgique, cette politique fiscale innovante sera suivie de près par nos fiscalistes.
Cela pourrait donner ceci: "Monsieur, compte tenu de votre niveau de diplôme, vous devriez gagner 30.000 euros par an. Nous constatons que vous n'en gagnez que 25.000, sans doute n'avez vous pas géré votre carrière avec efficacité. Aussi nous vous informons que nous réintégrons les 5000 euros que vous auriez dû gagner, si vous vous étiez bougé les fesses, dans votre base imposable".

Je sens qu'on va encore beaucoup rire à l'avenir... entre les balises GPS pour vous taxer au kilomètre (et accessoirement nous tracer) et le fait que l'Etat Belge a encore une ardoise de 2 Milliards d'Euro de factures impayés à des des fournisseurs... va bien falloir comprendre que la prochaine réforme fiscale ne sera pas celle qu'on croit...
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* Et naturellement, lorsque BP extraira l'huile de roche qu'elle n'a pas pu extraire en 2006, celle ci sera à nouveau taxée par l'état d'Alaska. En somme, BP paiera 2 fois l'impôt sur une partie de sa production. Ils sont forts, dans le grand nord ! (source : objectif liberté)

jeudi 6 mars 2008

"Dire qu'appliquer la loi constitue un abus représente un vrai dérapage."

Les Intérêts Notionnels...

Ainsi voilà une loi qui fait du bruit, couler beaucoup d'encre. Même des membres de partis qui l'ont votée la conteste! Les entreprises ont été évidemment nombreuses à utiliser ces dispositions pour réduire leur ardoise fiscale. Voilà qui n'a pas plu aux tenants du socialisme planifié version préhistoire!!! Certains en sont venu à dire que l'appliquer (la loi) revient à commettre un abus.

STOOOOP!!! Arrêtez de sortir des âneries et de dire n'importe quoi!

Les intérêts notionnels... qu'est ce que c'est?

Le régime des intérêts notionnels déductibles bénéficie aux entreprises depuis le 1er janvier 2006. Ce système permet aux entreprises de déduire de leurs bénéfices imposables un intérêt fictif calculé sur leur capital à risque. Le but est d’encourager le recours à cette méthode de financement, alors que les emprunts étaient auparavant davantage favorisés sur le plan fiscal. En pratique, lorsque des actionnaires apportent du capital à risque à une entreprise, on en tient compte pour calculer une déduction sur ses bénéfices. D’où une réduction de la base d’imposition et donc, de l’impôt appliqué à la société. (source La Libre Belgique)

Des conditions?

Dans la désinformation que d'aucuns entendent nous servir sous une forme ou sous une autre, j'ai entendu par exemple que les fonds propres ainsi augmentés devaient servir à un investissement ou à la création d'emploi. Ainsi notre ami du SPA : "Didier Reynders m'a défié de lui citer un exemple d'entreprise qui aurait abusé des intérêts notionnels. Eh bien, le voici", a indiqué M. Van der Maelen. "La Banque a empoché 17 millions d'euros, sans investir un euro ou en créant des emplois supplémentaires".

N'en déplaise à monsieur Van der Maelen, la loi ne stipule AUNCUNE condition pour pouvoir bénéficier du système! Ni investissement, ni création d'emploi! On ne l'exige pas non plus pour une société qui emprunte et qui déduit les charges d'intérêts! Peu importe que cet argent serve à spéculer en bourse ou à créer de l'emploi! Les intérêts notionnels sont une déduction sans aucune contre partie, car elle est calculée de manière inconditionnelle sur les fonds propres de l'entreprise: capital, réserves, bénéfices reportés...

Pour quoi?

Cette mesure fiscale a entre autres buts:
  • Permettre aux entreprises de conforter leurs fonds propres et donc de mieux résister à la crise. Et donc préserver voire créer de l'emploi.
  • Servir de compensation pour le tarif très élevé des impôts sur les sociétés en Belgique. Il aurait été plus simple de baisser ce dernier tarif, mais on a choisi pour le système d' intérêts notionnels surtout pour garder les centres de coordination des firmes multinationales en Belgique.
  • Rétablir l'équité fiscale entre les "emprunteurs" et les "risqueurs". Pourquoi, pour un même résultat, une entreprise devrait payer plus d'impôt qu'une autre? Pourquoi emprunter, et donc bénéficier déjà d'un effet de levier, serait-il plus rémunérateur face à l'impôt? Pourquoi punir de sages sociétés qui capitalisent les fonds propres?

Car en pratique il s'agit tout simplement d'abaisser le taux effectif de l'impôt de sociétés à 25%, et c'est d'ailleurs ainsi que le MR/VLD la présenté aux investisseurs lors de ses roadshow fort disputés.

Hors comme l'explique l'Unizo, "si 42% des PME flamandes ont utilisés la mesure, moins de 10% d'entre elles ont [] modifiés la structure de leur capital". Ceci signifie qu'on utilise les intérêts notionnels comme on DOIT le faire. On ne pourrait soupçonner, et encore, un abus que dans les cas de modifications dans la structure du capital!

Les intercommunales, les entreprises publiques n'ont aucune raison de ne pas utiliser les ressources de la loi pour améliorer leurs résultats. C'est leur devoir. Comme ce l'est pour les entreprises privées.

La bonne gouvernance veut que l'on emprunte la voie de la moindre taxation. Il ne s'agit en aucun cas de fraude ou d'évasion, juste le choix, en bon père de famille, de la voie la moins taxée. La BNB, eut-elle omis de le faire que des sociétés d'actionnaires telle Deminor l'auraient attaquée en justice pour mauvaise gestion!!!

Corollaires (in)attendus

Ainsi les intérêts notionnels ne favorisent pas les investissements, mêmes sur fonds propres; ils encouragent simplement les fonds propres. Et il est impossible de prévoir à quelles fins les entreprises affecteront ces fonds (distribution de dividendes, investissements, ou status quo pour un effet "boule de neige" des intérêts notionnels lors des exercices fiscaux à venir). Les intérêts notionnels sont donc bien plus un incitant à s'enrichir qu'à investir...

Il faut également signaler que depuis l'instauration des intérêts notionnels, à titre de mesure compensatoire,la déduction pour investissement à été supprimée. Ca par contre... c'est déconné... Une entreprise estn de ce fait plus incictée à augmenter son capital... pas à investir. Nous aurions du conserver les deux systèmes car ici, on favorise la trésorerie plus que l'investissement (si j'ai bien compris les tenants et aboutissants hein)

Le coût... certains disent "manifestement sous-évalué", d'autres disent "inconnus"... Rappelons nous qu'un des buts, moins avoué, était d'offrir un système de substitutions aux centres de coordinations... donc attirer des société chez nous qui ne payaient pas l'impôts chez nous. Alors on peut dire bien que Randstad à créé une filiale occupant 2 personnes et capitalisée à 600 Millions d'euro. Que cette filiale paie 0 euro d'impôts... oui... et? Et le système n'aurait pas exister que cette société ne serait pas venue non plus... donc n'aurait pas payé l'impôt. Opérations blanches donc sauf que ça occupe des travailleurs (ok, pas énormément, mais ça en occupe), ça fait passer l'argent par chez nous etc...

Quant à la diminution d'impôts des sociétés existantes, ça ne me choque pas. Est ce un manque à gagner? Je ne pense pas, attendons quelques années pour en voir le effets! Une société qui paie moins d'impôts redevient plus compétitive. Nous sommes, en Belgique, handicapé par tous ces impôts sur le travail. Alors le moindre geste fait pour réduire la pression fiscale des entreprises ou sur le travail est la bienvenue.

Ce que j'en pense?

Honnêtement, vu le niveau d'impôt en Belgique, ça ne me choque nullement. Néanmoins, il serait, à mon sens, plus intelligent de baisser l'impôt mais de répartir sa collecte sur une base plus large.

SIM-PLI-FI-CA-TION! (et Flat Tax for All!!!)

Il est aussi important de penser à simplifier le droit fiscal. Les possibilités de dérogations ou d'erreur, tant à l'IPP qu'à l'ISOC sont trop nombreuses.

Facilitons la vie des entrepreneurs, imaginons une sorte de "flat tax" à l'ISOC. Je pense que cela attirera plus encore d'entreprise etrangères que les intérêts notionnels, ça aura aussi le mérite de la clarté... et par pitié... cessons de changer ses lois à chaque changement de chemise d'un ministre, cette insécurité juridique permanente ne crée pas un climat favorable à nos investissement.

Alors si en plus, on a des, permettez moi le terme, des abrutis pour dire qu'appliquer la loi est manisfestement un abus! Alors l'insécurité juridique devient totale et même pire!

Le gouverneur de la BNB est appellé à s'expliquer pour avoir appliqué la loi???On croit quand même rêver. On savait déjà que si on devait gérer nos entreprises comme l'Etat, nous serions en faillite, porsuivi pour non paiement de fournisseur (principe de l'ancre), abus de biens sociaux et autres amuseries... Aujourd'hui nous apprenons qu'appliquer la loi constitue un abominable abus de droit...

Bonne journée...

dimanche 2 mars 2008

Pourquoi ne pas autoriser la Flandre à relever ses allocations familiales?

Un excellent article du Trends-Tendances du 28 février pose cette excellente question.

Car enfin, s'il est vrai qu'un enfant égale un enfant... maintenant, pourquoi interdirait-on à un parent plus riche de donner plus d'argent de poche à son enfant? De quel droit?

Je suis libéral, je défends néanmoins le côté social et responsable de notre économie.
Je repète donc simplement cette question: de quel droit refuse-t-on à la Flandre de dépenser plus d'argent pour ses enfants?

A partir du moment où un socle commun de solidarité est offert? Donner plus d'argent à un enfant flamand ne veut pas dire donner moins à un enfant francophone... Nos hommes politiques, face à l'intolérance flamande (car c'est bien de cela qu'il s'agit, nous en reparlerons), disent que nous devons jouer la carte européenne. Pourtant la carte européenne c'est aussi ça: concurrence fiscale, concurrence sociale entre pays, certains offrent plus de prestations à leurs concitoyens que d'autres.

Schéma intitutionnel Belge

Etienne de Callataÿ, économiste en chef à la banque Degroof nous éclaire dans le Trends:
"La Flandre a des surplus. Dans le schéma institutionnel actuel, les autorités
du nord du pays peuvent construire de nouvelles autoroutes mais pas offrir
d'allocactions supplémentaires pour les enfants de travailleurs indépendants,
les enfants de plus de 16 ans, etc. Même si une étude démontrait demain qu'une
telle mesure apporte plus de justice sociale ou stimule la natalité! La Région
flamande peut brûler son argent si elle le souhaite mais investir davantage dans
le transport ferroviraire pour désengorger le port d'Anvers!"

Dans quel pays de fous est-ce que je vis... je ne suis certes pas pour tout ce qui est allocations, assistanat etc. je suis nettement plus enclins à faire passer ce genre de mesure par le biais de baisse d'impôts, mais je ne pense pas avoir le droit de m'ingérer dans les finances de mon voisin.

J'ai de plus parfois le sentiment profond que la Wallonie, qui s'est écrasée dans un marasme économique sans fond pendant quarante ans, qui a été et est encore partiellement un siège de malgouvernance fait payer à la Flandre le fait d'avoir réussit à se développer économiquement.

Il faut savoir que le fait que les flamands augmentent ou pas les allocations familiales n'influencera en rien l'avenir ou les finances wallones. En somme, c'est comme si votre voisin, jaloux de votre réussite vous interdisait de payer un joli vélo à vos enfants. Que vous l'offriez ou non ce vélo ne changera rien à sa vie... pourtant, il vous l'interdit. C'est ri-di-cule.

Ce genre de comportement ne peut évidemment qu'engendrer la colère flamande.
Quelle est alors la crainte francophone qui les pousse à interdire aux flamands de gérer eux même leurs allocations?

D'après les francophones, en mettant notre doigts dans ce genre de régionalisation de compétences, les flamands auraient tôt fait de scinder la sécurité sociale et ce faisant le pays.
Les syndicats tendent d'ailleurs aussi à nous faire croire que la sécurité sociale est le ciment du pays.
A cet égard, je tiens quand même à faire remarquer à nos gouvernants wallons qu'ils prônent eux même une certaine autonomie en matière de gestion économique, de développement, de formations etc car on n'apporte pas le même remède à des maladies différentes!

Les Flamands seraient probablement moins vindicatifs s'ils avaient pu noter des efforts wallons, une volonté de se développer, d'avancer. Mais non... la wallonie ne survit encore et toujours même si un frémissement commence à se faire sentir. Pourquoi avoir attendu 40 ans.

Quand on remarque, à quelques kilomètres de distance des taux de chômage violemment différents selon que l'on soit d'un côté ou de l'autre de la frontière linguistique, "en dit tout de même long sur l'écart d'incitation à travailler selon la région où l'on habite".

Un nouveau fédéralisme

Et si, pour redéfinir ce que doit être le fédéralisme, on cessait de partir du livre qui existe aujourd'hui et nous posions quelques questions simples: qu'est ce qui aujourd'hui défini un pays, une nation. Quelles sont les politiques qui doivent être gérées pas le niveau supérieur, lequelles par les niveaux inférieurs?

Bref, ce que d'aucun définissent pas le niveau optimal de prise de décision. C'est le genre de question qu'on se pose tous les jours au niveau européen! Pourquoi se refuse-t-on d'y répondre honnêtement en Belgique? Car enfin, il est bien sur évident que la politique de collecte des immondices ne va pas se gérer au niveau européen. Par contre un diplomatie commune serait un grand pas en avant, une formidable vitrine, un signal de la puissance européenne.

Donc, si je définis ce que je pense devoir l'être à un niveau national, est ce que je retrouve les allocations familiales? Bizarrement, non... j'y retrouve les grands thèmes : la justice, la politique étrangère, etc. Une partie de l'économie et par là une partie de la sécurité sociale.

La sécurité sociale n'est pas, globalement une matière fédérale. Celle-ci est intimement liée à la situation économique de la région où l'on se trouve. La politique économique est elle aussi subdivisée entre les différents niveaux de pouvoir : mondial (via l'OMC), continental (européen, américain etc), national, et régional.
A chacun de ses niveaux, on donne, par l'orientation économique, une orientation sociale... la sécurité sociale ne peut pas être séparée de la politique économique du niveau concerné.

Partant de là, je pense que le débat belgo belge est pollué par cette crainte de scinder le pays et que toute matière régionalisée est un pas de plus vers la scission du pays. Je pense que ce n'est pas vrai. Les allocations familiales sont elle le ciment du pays? Représentent-elles le pays à l'étranger? Certes non! Nous ne pourrons faire avancer ce pays que si nous acceptons un vrai débat institutionnel.

Nous pouvons faire vivre ce pays, le faire exister, le faire avancer en définissant ce que doivent être nos politiques fédérales et régionales. Eliminons les échelons provinciaux et communautaires! Ce sont d'inutiles doubons, même pas des niveaux de pouvoirs intermédiaires, juste des doublons. Offrons une Région Germanophone (qui reprendrait l'ex-communauté Germanophone) et faisons avancer le débat.

Qu'est ce qui différencie notre pays, l'identifie, l'unit? Qu'est ce qui fait un pays? ... plein de choses je pense, mais pas la fait d'empêcher son voisin de dépenser ses sous comme il l'entend...